EDIFICES RELIGIEUX

1 - EGLISES ET CHAPELLES

L'église Saint-Edern (XVI-XVIIème siècle). L’église est en partie reconstruite en 1887 et en 1888. En forme de croix latine, elle comprend, précédée d'un clocher, une nef avec bas-côtés de trois travées, un transept et un choeur accosté de deux chapelles. Elle conserve quelques parties de l'ancien édifice du XVIème siècle : le clocher, le porche méridional, l'abside et la sacristie. La porte ouest date de 1554 (ainsi que l'indique une inscription). La partie haute du clocher (au-dessus du faîtage) date de la fin du XVIIème siècle : il est entouré d'une galerie à balustres, soutenue par des modillons. Le double étage de la chambre des cloches est couronné d'un dôme, accosté de pinacles s'amortissant en lanternons. La cloche date de 1735. Le clocher a été frappé par la foudre le 22 février 1812 et restauré aussitôt. La porte du porche méridional provient de la chapelle Saint-Maudez. La sacristie porte l'inscription "M. G. Caugan, curé 1711, A. Nedelec, Fab. M.Y. Poher, vicaire". Dans le transept nord est un grand tableau du Rosaire : il semble provenir de la chapelle de Lannien et semble offert par Jean Baptiste de Penanderf (daté de 1706 et signé de Philippe). Trois verrières de l'atelier Rault décorent l'église : la Crucifixion au chevet, la Vie de saint Edern dans le transept nord et des scènes de la vie quotidienne au Xème siècle dans le transept sud. On trouve d'anciennes statues en bois polychrome : saint Edern sur son cerf (XVIème siècle), saint Herbot, saint Eloi, sainte Barbe, saint Antoine, l'évêque de Saint-Maudez ;

La chapelle Notre-Dame-du-Helen ou Hellen (XVIème siècle). Edifice en forme de croix latine avec choeur peu débordant. Cette chapelle a subi de nombreux remaniements et conserve plusieurs statues en bois et pierre : sainte Catherine, Saint Tugen, saint Barthélémy, saint Nicolas et un groupe représentant Sainte-Anne et Sainte-Marie assises ;

la chapelle Saint-Guénolé de Gulvain (ou Gulvein), ancienne chapelle tréviale, reconstruite en 1880 (réduite de moitié par M. Boyer). De forme rectangulaire, elle a été touchée par la foudre le 18 octobre 1924. Sur la sacristie a été incorporé un écusson aux armes de l'abbé Pierre Tanguy (1630-1666, de l'abbaye de Landévennec). A noter que les abbés de Landévennec étaient aussi jadis seigneurs des Salles et de Gulvein. On y voit les statues de la Vierge à l'Enfant (XVème siècle), Saint Guénolé (XVI-XVIIème siècle, hauteur 1m85, l'abbé est mitré avec chape et crosse, un livre fermé dans la main gauche), des statues en bois polychromes (sainte Anne, saint Guinel du XVIème siècle, saint Corentin) et une statue de saint Veguen qui proviendrait de la chapelle dédiée à ce saint ;

Au 11e siècle ce lieu fut donné à l´abbaye de Landévennec par un saint nommé « Uuicon » qui aurait été le patron de l´ancienne chapelle Saint-Veguen située non loin du village de Gulvain (une pierre provenant de cette chapelle porte la date de 1655). Ancienne église tréviale, déplacée, reconstruite et réduite de moitié en 1880, comme l´indique la date gravée sur le chevet, d'après les plans de l´architecte Jules Boyer. Remploi des portes sud et ouest provenant de l'ancienne chapelle Saint-Veguen. Touchée par la foudre le 18 octobre 1924, elle est restaurée en 1925 comme l'indique une inscription dans le ciment sur le sol de la nef. Un écu aux armes d´un abbé Tanguy de Landévennec a été incorporé au chevet. Trois pierres tombales dans la nef portent les dates de 1764, 1768 et 1790. Le mur nord de la sacristie porte la date de 1888. Les vitraux ont été exécutés en 1998/2002 par l´atelier Le Bihan de Quimper.

la chapelle Saint-Jean-Botlan (XVIème siècle). En forme de croix latine, l'édifice comprend une nef avec bas-côté nord de quatre travées, un transept et un choeur. Ancienne possession des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, elle relevait de la commanderie de Quimper. Le pignon ouest et le clocher ont été refaits. Le maître-autel date du XVIIème siècle. La chaire date du XVIIIème siècle. On voit des restes de vitraux du XVIème siècle relatifs à la Vie de saint Jean-Baptiste avec un écusson aux armes des familles Liziard et de La Lande. On y trouve plusieurs statues dont celles de Notre-Dame de Pitié, saint Jean Baptiste, saint Edern, saint Hervé, saint Sébastien, sainte Madeleine et un Ecce Homo ;

la chapelle Saint-Symphorien (XVIIème siècle), appelée aussi chapelle de Landivigen. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire dont le petit clocher à dôme et lanternons porte la date de 1630. On y trouve les statues de sainte Catherine et de saint Symphorien ;

la chapelle Notre-Dame-du-Niver (XVIIIème siècle), restaurée en 1900. Edifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés. Son clocher à dôme (1788) possède une seule chambre de cloches. On y trouve plusieurs statues de bois : Christ en croix, Notre-Dame du Niver, sainte Appoline, sainte Marguerite ;

la chapelle Notre-Dame de Lannien (XVIème siècle), située non loin de l'ancien château de la Boixière. L'édifice comprend une nef avec bas-côté nord de quatre travées, et accostée au sud d'une chapelle. Le clocher, avec sa galerie et ses deux chambres de cloches couronnées d'un dôme à lanternons, date du XVIIIème siècle. Le reste de l'édifice date du XVIème siècle. On y trouve les statues de saint Sébastien, saint Fiacre (en pierre) et sainte Anne (apprenant à lire à la Vierge), sainte Claire et Notre-Dame de Lannien (en bois) et une Pietà ;

l'ancienne chapelle Saint-Maudez, aujourd'hui disparue. Sa porte primitive a été remployée dans l'église paroissiale d'Edern ;

l'ancienne chapelle Saint-Veguen (ou saint Guegon), aujourd'hui disparue. Une pierre provenant de la chapelle porte la date de 1665 ;

l'ancienne chapelle de Lanarnec, dédiée jadis à saint Arnec et aujourd'hui disparue ;

 

                2 - LES CALVAIRES

                La plupart des calvaires d'Edern ont été édifiés de 1532 à 1675, période de prospérité économique et de renouveau religieux que l'on a appelé « l'age d'or » de la Bretagne.

                Certains portent un nom, une date, celui de Coat Caër par exemple : « Fait faire par G. LE FOLL en 1756 » Il s'agit peut être par signe de reconnaissance pour une guérison, un bienfait, un voeu exaucé ou simplement pour faire passer le nom du donateur aux générations futures.

                Quelques fûts de croix, comme ceux de Goadré ou de Saint Jean portent des « écots », des petites bosses représentant dit on les boutons de la peste. Dans ce cas , peut être, le calvaire a été édifié par un quartier qui a échappé à une épidémie de peste. La peste en effet était fréquente dans les siècles passés.

                La peste noire vers 1350 a fait disparaître au moins un tiers de la population de l'Europe. « Santig du » à Quimper s'est dévoué auprès des pestiférés, mais est mort de la peste. Son crâne est toujours exposé dans un reliquaire dans la cathédrale de QUIMPER.

                        Le calvaire de Croas a Huré porte une date et un nom « 1646 - Péron ». Une tradition orale que je tiens de mon père rapporte qu'il a été édifié pour commémorer la mort d'un curé (« an hur » en breton c'est le vicaire), assassiné durant une révolte populaire. Il est vrai qu'il y eu des révoltes après la mort de Louis XIII (1643) sous Mazarin.

le calvaire de Saint-Maudez (XVème siècle), restauré en 1988 ;

le calvaire du cimetière d'Edern (fin XIXème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Coat-Caër (1756), Coat-Drégat (XIXème siècle), Croaz-ar-Huré (1646), Croas-Benodic (XVIème siècle), Goadré (XVIème siècle), Guelven (Moyen Age), Hellen (XVIème siècle), Kermarzin (XVIème siècle), la stèle de Landivigen, Lannien (XVIème siècle), Le Niver (XIXème siècle), Poul-Parcou (XVI-XXème siècle), Saint-Jean (XVIème siècle), Ty-Fléhan (XVIème siècle) ;

l'ancien château de la Boissière, propriété de la famille Hallier ;

4 moulins dont le moulin du Temple, de la Bouessière, de l’Abbé, ...

 

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