LEGENDE DE SAINT EDERN

            Etymologie

                   D'étymologie celtique, Edern vient soit de l'adjectif gallois "edyrn", signifiant grand, gigantesque, soit du latin "aeternus" signifiant éternel. Dans la légende galloise, Edern est le fils du dieu Nuz et l'un des premiers amants de la reine Guenièvre, l'infidèle épouse du roi Arthur. Ce prénom est resté usité en Bretagne ; il est très peu fréquent ailleurs.

            Sa vie

                  Moine ermite, fin du IXe siècle fêté le 30 août, est probablement d'origine irlandaise, bien que d'après l'étymologie du nom et sa légende, certains le croient gallois. Jeune homme fortuné (probablement guerrier et/ou aristocrate), il rentre dans les ordres (moine de l'ordre de Saint Colomban?) et quitta son pays du temps d'Alain Ier, duc de Bretagne, vint aborder vers 894, la côte de Cornouaille, au canton de Jucq, près Douarnenez, d'où il se rendit en une forêt Quistinit, à trois lieues de Quimper.

Saint Édern est un ermite du Pays de Galles. Après y avoir vécu dans deux ermitages différents, il vint en Bretagne, fut à l'origine du "Plou" (paroisse) de Plouédern, puis, après s'être fixé un temps à Édern, bâtit son dernier ermitage à Lannédern. Il y recueillit un cerf qui désormais ne le quitta plus. Moine pérégrinant à la recherche de Dieu, il évangélise par sa seule présence le peuple qui l'entoure. Il serait mort à Lannédern, où est son tombeau.

Il existe deux versions possibles pour la vie de ce saint qui patronne, entre autres communes, Lannedern et Plouedern. Selon une légende celtique, il aurait fait partie de l'entourage du Roi Arthur. Selon d'autres légendes, Edern fut un simple moine qui, monté sur un cerf, fixa, en les parcourant en une nuit, les limites de son domaine. On le représente le plus souvent monté sur cet animal. Les fidèles l'invoquent contre les maladies des yeux."

La légende du Saint au Cerf

Le village de Lannédern groupe quelques maisons autour de son église et son ossuaire gravé de masques macabres (l'Ankou, toujours lui). Dans l'église, fermée en dehors des offices, six panneaux de pierre sculptée évoquent la légende de saint Edern, représenté chevauchant son cerf sur le calvaire qui se dresse au beau milieu du cimetière. Saint Edern, un moine irlandais de la Légende Dorée, s'est d'abord fait connaître en terre douarneniste, où la petite vache qui constituait son seul cheptel donnait les plus beaux blés aux champs où elle vagabondait. Mais il est surtout connu pour le cerf venu se mettre sous sa protection, alors qu'il était traqué, et pour ses démêlés avec sa soeur Jenovefa.

Cette dernière s'est fixée à Loqueffret, et lui en ce lieu auquel il devait donner son nom. Chacun a construit son église et, pour délimiter leur territoire, il a été conclu que reviendrait au frère le domaine qu'il aurait parcouru entre la tombée de la nuit et le chant du Coq. Edern, chevauchant son compagnon, le cerf a parcouru une distance considérable et arrivait aux portes de Loqueffret lorsque sa soeur, voyant sa paroisse lui échapper, a fait crier un coq en le plongeant dans l'eau d'une auge. Il en est résulté une solide brouille entre le frère et la soeur qui ont chacun maudit l'église de l'autre : celle d'Edern ne devait jamais avoir de haut clocher, et celle de Jenovefa devait voir ses cloches se fêlent

Source : Wikipédia - infobretagne/finistere

                                                                                                                                                                               

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site